Présentation de Bloodletter et de son univers
Un jeu né dans une école de game design berlinoise
Bloodletter est un jeu de deck-building médiéval indépendant développé par le studio berlinois ALDAMAMI GAMES. Il est disponible en Early Access sur Steam depuis le 31 mars 2026, accompagné d’une démo gratuite jouable séparément. C’est le premier titre de ce studio composé de quatre membres : DavidCafisso, Katharina « Mikey » Müller, A_Schneider et Marvin Braun.
Le projet est né en 2023 à l’université DE:HIVE Berlin, dans le cadre d’un projet de deuxième semestre. L’équipe a d’abord publié un prototype sur itch.io, qui a reçu un accueil très enthousiaste. Car la communauté a rapidement plébiscité le jeu, le studio a décidé d’en développer une version commerciale complète. Le jeu a été entièrement réalisé avec Unity, Adobe Photoshop, Krita et Clip Studio Paint, sans recours à l’intelligence artificielle générative pour les illustrations.
Dark fantasy, tarot et médecine obscure du Moyen Âge
Dans Bloodletter, le joueur incarne un chirurgien-barbier — un métier réel au Moyen Âge, mêlant soins médicaux et pratiques de barbier. L’univers s’inspire fortement de l’art du tarot, des pratiques médicales médiévales comme les saignées et les trépanations, ainsi que des superstitions de l’époque. Si bien que chaque carte possède sa propre illustration, son titre et son incantation, créant une cohérence visuelle saisissante.
L’atmosphère générale est résolument sombre et gothique. Toutefois, le jeu conserve une identité artistique très soignée, saluée par la communauté dès le prototype. En raison de son contenu mature — pratiques médicales cruelles, entités surnaturelles oppressantes —, Bloodletter s’adresse à un public averti, sensible à l’univers de la dark fantasy médiévale.
Gameplay : le déroulement d’une partie
Le cycle jour, soir et nuit expliqué
Le gameplay de Bloodletter repose sur un cycle jour/nuit qui structure chaque run. Un run, dans un jeu de deck-building, désigne une partie complète jouée de son début jusqu’à la victoire ou la défaite. Ce cycle se divise en trois phases distinctes, chacune apportant des défis et des interactions propres.
Durant le jour, les villageois font la queue dans votre bain public, le bathhouse. Le joueur soigne chacun d’eux en jouant des cartes par glisser-déposer sur des emplacements dédiés. C’est la phase active de soins, où votre deck entre pleinement en action pour maintenir la santé et la Pureté de vos protégés.
Le soir marque une pause stratégique importante. Un livre s’ouvre et le joueur choisit un villageois, qui lui offre en retour une capacité unique et une nouvelle carte pour son deck. Car ce choix influence les synergies futures, il doit être effectué avec soin.
Victoire, défaite et gestion de la Pureté
La Pureté est la ressource centrale de Bloodletter. Pour remporter la partie, le joueur doit remplir la jauge de Pureté collective quatre fois de suite. Chaque remplissage extrait un Bloodstone — une pierre magique — et blesse l’Entité adverse. La nuit venue, cette Entité devient active : elle souille la Pureté des villageois et répand des maladies qui réduisent leur Santé.
La condition de défaite est simple mais impitoyable : la mort de quatre villageois met fin à la partie. En raison de cette contrainte, le joueur doit constamment équilibrer ses soins entre tous ses protégés. Si bien que la gestion simultanée de la Santé et de la Pureté constitue le véritable cœur stratégique de chaque run.
La construction de deck, pilier stratégique
Les différents types de cartes disponibles
La construction de deck dans Bloodletter repose sur une grande variété de cartes aux effets distincts. La version Early Access propose déjà 76 cartes uniques, chacune dotée d’une illustration, d’un titre et d’une incantation qui renforcent l’immersion dans l’univers médiéval.
Le jeu distingue quatre grandes catégories de cartes. Les cartes de soin constituent le cœur du deck : elles permettent de restaurer la Santé et la Pureté des villageois. Les cartes Bénédiction, au nombre de six, n’ont que des effets positifs et s’obtiennent lorsqu’un villageois atteint 100 points de Santé. À l’inverse, les cartes Malédiction — aussi au nombre de six — n’ont que des effets négatifs. Elles rejoignent le deck à la mort d’un villageois ou à certains seuils critiques.
Car les cartes Malédiction s’accumulent au fil des pertes, elles peuvent rapidement déséquilibrer un deck mal maîtrisé. Toutefois, un joueur attentif peut en limiter l’impact grâce à une gestion proactive de la Santé de ses protégés.
Les transmutateurs pour adapter sa stratégie
Les transmutateurs représentent un outil stratégique supplémentaire dans Bloodletter. Un transmutateur est un objet spécial qui modifie l’utilisabilité de certaines cartes selon le contexte du run en cours. La version Early Access en propose 8, avec plus de 10 prévus dans la version finale.
Concrètement, un transmutateur peut rendre une carte jouable dans des situations où elle ne l’était pas, ou transformer ses effets selon l’état précis du jeu. En raison de cette flexibilité, les transmutateurs permettent de créer des synergies inattendues et d’adapter son style de jeu à chaque run. C’est l’un des éléments qui contribue le plus à la rejouabilité du jeu.
Les villageois : alliés et sources de pouvoir
Bloodletter propose 11 villageois jouables, chacun doté d’une capacité unique. Ces personnages ne sont pas de simples patients à soigner : ce sont de véritables partenaires stratégiques. Car chaque villageois offre une nouvelle carte et une compétence spécifique au soir de chaque journée, le choix du villageois à récompenser influence directement l’évolution du deck.
Parmi les personnages rencontrés figurent le Meunier (Miller), le Tailleur d’os (Bone Carver), le Bourreau (Executioner), le Boucher (Butcher), la Couturière (Seamstress), le Vitrier (Glazier) ou encore l’Herboriste (Herbalist). Si bien que chacun apporte un style de jeu différent, expérimenter leurs combinaisons constitue une grande partie du plaisir de Bloodletter. Chaque villageois bénéficie par ailleurs d’illustrations et d’animations distinctives, qui témoignent du soin apporté à l’univers visuel du jeu.
Les entités : vos adversaires à purifier
Les entités sont les grands antagonistes de Bloodletter. Le jeu en propose 4 au total, chacune dotée de ses propres conditions de victoire et d’un design unique. La version Early Access donne accès aux deux premières entités, chacune déclinable sur trois niveaux de difficulté croissante.
Vaincre une entité ne met pas fin au jeu : cela débloque au contraire du nouveau contenu et de nouveaux défis. Car chaque entité possède des mécanismes d’attaque spécifiques qui forcent le joueur à adapter son deck, la transition d’une entité à l’autre renouvelle profondément l’expérience. Toutefois, un deck efficace contre la première entité peut s’avérer vulnérable face à la seconde, ce qui pousse à repenser entièrement sa stratégie à chaque nouveau run.
Contenu de l’Early Access et plans du studio
Ce que contient le jeu au lancement
La version Early Access de Bloodletter offre un contenu déjà solide pour un premier accès. Le jeu inclut un tutoriel complet, les deux premières entités sur trois difficultés chacune, 76 cartes uniques, 8 transmutateurs, 11 villageois et plus de 100 fragments narratifs. Ces fragments — de courts textes dévoilant l’histoire et les secrets de l’univers — enrichissent considérablement l’immersion. La durée de jeu estimée est d’environ 10 heures pour parcourir toute la progression disponible.
| Contenu | Early Access | Version finale prévue |
|---|---|---|
| Cartes uniques | 76 | 80+ |
| Transmutateurs | 8 | 10+ |
| Entités jouables | 2 (sur 3 difficultés) | 4 (sur 3 difficultés) |
| Villageois | 11 | 11+ |
| Fragments narratifs | 100+ | Plus encore |
| Durée estimée | ~10 heures | Plus longue |
La feuille de route du studio
ALDAMAMI GAMES prévoit une phase d’Early Access d’environ 4 mois, avec une sortie complète attendue vers juillet ou août 2026. La version finale ajoutera de nouvelles cartes, de nouveaux transmutateurs et les deux entités encore absentes. En raison de l’investissement des premiers acheteurs, le studio prévoit de récompenser ceux-ci en maintenant le prix actuel avant une potentielle hausse au lancement de la version finale.
Le support manette est également envisagé, ainsi que des localisations supplémentaires. Car le jeu est déjà disponible en 9 langues au lancement — dont le français —, l’accessibilité internationale est clairement une priorité pour l’équipe. Si bien que le studio s’est montré très réactif aux retours de sa communauté depuis le prototype sur itch.io, la phase d’Early Access s’annonce comme une période d’affinage décisive avant la sortie officielle de Bloodletter.
FAQ
Quelle est la configuration requise pour jouer à Bloodletter sur PC ?
Bloodletter est accessible sur des machines modestes. Il requiert Windows 7 64 bits minimum (Windows 10 recommandé), un processeur Intel Core i7-4500U à 1,8 GHz, 4 Go de RAM, une carte graphique intégrée suffisante, DirectX 12 et 5 Go d’espace de stockage. Le jeu ne nécessite pas une machine récente ou puissante pour tourner correctement.
La démo gratuite de Bloodletter est-elle différente de la version Early Access ?
Oui, la démo de Bloodletter est disponible séparément sur Steam et permet de découvrir les mécaniques de base gratuitement. La version Early Access offre l’intégralité du contenu au lancement : les deux premières entités, 76 cartes, 11 villageois et plus de 100 fragments narratifs, pour environ 10 heures de jeu.
Bloodletter est-il adapté aux joueurs débutants en deck-building ?
Bloodletter intègre un tutoriel complet qui guide les nouveaux joueurs pas à pas dans ses mécaniques. Le jeu reste accessible grâce à des règles claires et une interface intuitive par glisser-déposer. Toutefois, la gestion simultanée de la Santé et de la Pureté de 11 villageois demande une progression rapide pour maîtriser les synergies de cartes.
Bloodletter propose-t-il un mode multijoueur ?
Non, Bloodletter est un jeu exclusivement solo. L’expérience est entièrement pensée pour un joueur unique qui gère son deck et ses villageois de façon autonome. Le studio ALDAMAMI Games n’a pas mentionné de fonctionnalité multijoueur dans sa feuille de route actuelle. La communauté reste toutefois active sur le serveur Discord officiel du studio.
Bloodletter sera-t-il disponible sur console ou avec support manette ?
ALDAMAMI Games étudie la possibilité d’ajouter le support manette dans une future mise à jour, mais aucune date n’est confirmée. Pour l’heure, Bloodletter est exclusivement disponible sur PC via Steam. La sortie complète du jeu est prévue vers juillet ou août 2026, à l’issue de sa phase d’Early Access d’environ quatre mois.







